« Niveau de mesure » : différence entre les versions

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Les données d’une échelle d’intervalles permettent l’identification, la mise en ordre et la quantification de la distance entre deux points de l’échelle.
Les données d’une échelle d’intervalles permettent l’identification, la mise en ordre et la quantification de la distance entre deux points de l’échelle.


L’échelle de rapports permettent l'identification, la mise en ordre et la quantification des observations. Elle possède en plus un point d’origine (zéro) qui représente l’absence de la quantité mesurée.   
L’échelle de rapports permet l’identification, la mise en ordre et la quantification des observations. Elle possède en plus un point d’origine (zéro) qui correspond à l’absence de la quantité mesurée.   


Les niveaux distingués par Stevens sont hiérarchiques : les propriétés d’un niveau sont incluses dans les niveaux supérieurs.
Les niveaux distingués par Stevens sont hiérarchiques : les propriétés d’un niveau sont incluses dans les niveaux supérieurs.

Version du 12 janvier 2023 à 15:26

Syn. : Niveau d’échelle ; échelle de mesure. Angl. : Scale of measurement ; measurement level.

Le niveau de mesure d’une échelle est une classification de la nature de l’information représentée par les modalités d’une variable. Depuis Stevens (1946), on distingue typiquement quatre niveaux d’échelle :

  • nominal
  • ordinal
  • intervalles
  • rapports

Les données d’une échelle nominale permettent l’identification. Les modalités de l’échelle nominale sont qualitatives.

Les données d’une échelle ordinale permettent l’identification et la mise en ordre.

Les données d’une échelle d’intervalles permettent l’identification, la mise en ordre et la quantification de la distance entre deux points de l’échelle.

L’échelle de rapports permet l’identification, la mise en ordre et la quantification des observations. Elle possède en plus un point d’origine (zéro) qui correspond à l’absence de la quantité mesurée.

Les niveaux distingués par Stevens sont hiérarchiques : les propriétés d’un niveau sont incluses dans les niveaux supérieurs.

Les niveaux distingués par Stevens correspondent à des opérations arithmétiques permises.


Niveau de mesure de la première variable

Niveau de mesure de la seconde variable

Dichotomique
Dichotomisée
Continue

Dichotomique

corrélation phi
corrélation phi bisérielle
corrélation bisérielle de point

Dichotomisée

corrélation tétrachorique
corrélation bisérielle

Continue

corrélation de Bravais-Pearson


Il existe d’autres classification des niveaux de mesure que celle proposée par Stevens. Par exemple, dans la distinction des divers coefficients de corrélation, on distingue trois types de données : dichotomiques, dichotomisées et continues.

Il convient en outre d’inclure un niveau de mesure supérieur à tous les autres : le niveau absolu. Le niveau absolu comprend entre autres les données de comptage. Les données de comptage n’autorisent aucune transformation.

Dans la pratique statistique courante, la distinction essentielle se limite souvent à savoir si les données sont qualitatives ou quantitatives.

Exemple

  • L'état civil est un exemple de variable polytomique nominale (exemple de modalités : célibatairemariéveufdivorcé)
  • Le degré d'accord est un exemple de variable polytomique ordinale employé dans de nombreux questionnaires en psychologie (modalités : pas du tout d'accordassez peu d'accordassez d'accordtout à fait d'accord)

Voir aussi